Excursion de Capucine | Catégories : Anvers et Limbourg, Villes et villages | Date : 10-09-2009
Nous avons eu un peu de mal à préparer cette visite car il n’existe aucun site officiel (office du tourisme, commune) en français sur la ville de Tongres. C’est donc au hasard que nous avons mis le cap sur la “plus vieille ville de Belgique” (Tournai et Arlon étant occupant les 2 autres marches du podium).
Devant la basilique Notre-Dame, la statue d’Ambiorix (à gauche). Ruelles du béguinage (à droite)
Petit rappel historique : en 54 aC., les armées de César envahissent la Gaule. Ambiorix, chef des Eburons, réussit à fédérer les tribus gauloises et à battre l’armée romaine, qui avait établi son camp sur le site actuel de Tongres. Victoire de courte durée, car César n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds : 3 ans plus tard, les Eburons disparaissent des livres d’histoire et Tongres devient une ville romaine de plus en plus importante, au coeur d’une riche région agricole (la Hesbaye) et le long de la voie romaine entre Bavay et Cologne.
D’ailleurs, si vous venez à Tongres par le sud (E42 sortie Saint Georges), vous suivrez sur presque 20 km en ligne droite cette Chaussée Romaine (devenue N614) bordée de tumuli. Impressionnant !
Nous avons trouvé un parking gratuit non loin de la Moerenpoort, très bon endroit pour partir à la découverte de la ville, soit en longeant la muraille médiévale, soit en traversant le ravissant béguinage bien restauré.
Un parcours touristique part de la Grand Place. Il est jalonné de gros clous en bronze placés dans le sol et complété par un document disponible (en français !) à l’office du tourisme.
La Moerenpoort du XIVème siècle (à gauche) et la muraille médiévale (à droite)
La muraille romaine (photo prise le long de la Cottalaan)
Chose assez extraordinaire, la muraille romaine se trouve aujourd’hui loin à l’extérieur de la ville. La muraille médiévale (XIIIème siècle) atteste du rétrécissement important de la cité, par rapport à son périmètre au temps des romains. On la retrouve en suivant la Koninksesteenweg vers le sud-ouest.
A la basilique Notre-Dame (Onze Lieve Vrouwebasiliek) vous verrez la ferveur qui entoure la statue de la Sainte Vierge, spécialement vénérée en cette année 2009, durant les fêtes septennales. Le cloître ne manque pas de charme (admirez le beau Christ polychrome du XIème siècle dans le porche entre le choeur et le cloître).
Florine chez les chasseurs-cueilleurs – Ferdinand et Joséphine enrôlés dans la légion romaine
Retour à l’époque romaine, et même avant (2 salles sont consacrées à la préhistoire), pour une visite du Musée gallo-romain, récemment réouvert et fortement modernisé.
Points positifs du musée :
- de bons repères chronologiques et géographiques sont proposés aux visiteurs (dates, cartes,…)
- des animations multimédia qui ont beaucoup plu aux enfants
- prix d’entrée ultra-modique (1 EUR) de 4 à 26 ans
Il fait bon dans l’hypocauste !
Point selon moi très négatif, voire même dissuasif : aucun panneau explicatif en français, ni sur le contexte général des salles, ni sur les pièces exposées. Seules les animations multimédia sont traduites en 4 langues. Zeer spijtig ! Informations pratiques sur le musée.
Tongres est donc vraiment une belle ville à visiter, mais un petit effort linguistique devrait être fait par ses responsables touristiques pour la faire rayonner bien au-delà de la région néerlandophone !
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Je m’insurge d’autant plus de cet “unilinguisme” que Tongres faisait partie de la Principauté de Liège et que la préhistoire et l’histoire romaine sont tout sauf une affaire régionale !!!